The "neoliberal" globalization with its shattering bankruptcy is now indeed on the defensive. It has no legitimacy. And the people in revolt illustrates that. In Latin America, Nepal, today in Egypt and Tunisia, and tomorrow elsewhere in the South, gigantic popular upsurges are felling regimes that were once at its service.

Autocratic regimes are often extremely violent in their policies and practices and are corrupt to the bone, and sold to local middlemen called the "business world "! In Europe the social crisis produced by capitalism is deepening by the day. Vulnerable countries in the euro zone are questioning the whole construction of "Atlantic Europe".

 

Oui, le système “néo libéral” mondialisé, en faillite fracassante, est désormais sur la défensive. Il n’a plus aucune légitimité et les peuples en révolte le disent. En Amérique latine, au Népal, aujourd’hui en Egypte et en Tunisie, demain ailleurs dans le Sud, de gigantesques mouvements populaires abattent les régimes à son service. Des régimes autocratiques, souvent d’une violence extrême dans leurs pratiques policières, corrompus jusqu’aux os, et vendus aux intermédiaires locaux qualifiés de « monde des affaires » ! En Europe la crise sociale produite par ce capitalisme s’approfondit de jour en jour. Celle des pays vulnérables de la zone euro remet en question toute la construction de « l’Europe atlantique ».

 

 

FINAL DECLARATION OF PEASANT ORGANIZATIONS
TO THE DAKAR AGRICULTURAL FORUM

From 2 to 3 February 2005, representatives of Peasants' and Agricultural Producers' Organizations from Africa, Asia, Europe and the Americas met to prepare their contribution to the International Forum of Dakar on the Agricultural Fracture. Launched by the ROPPA1 and the CNCR2, the Pre Forum was also open to civil society, researchers, development partners, local authorities and national public administrators.

The basic missions of agriculture:

· Food security

· Social equilibrium: job creation, limiting rural exodus, access to land, peasant or family-based agriculture, development of rural areas, etc.

· Environment (soil quality, erosion, water)

Observations

The neo-liberal policies and the dogmatic vision which have characterized development models of the past 20 years have ignored these missions of agriculture. They have also closed an eye to the imperfections of world markets. They have resulted in crises and an aggravation of the fracture.

The priority assigned to exportations has caused a collapse of world prices, to the deterioration of terms of exchange, without any benefits for consumers. It has also led to the ruin and the disappearance of a vast number of family farms in the South as well as in the North. A steadily growing number of peasants are landless, or lack access to means of production or financing.

Structural adjustment policies introduced 25 years ago have not reduced famine and malnutrition in developing countries, nor have they promoted an equitable distribution of wealth.

Requirements

1.Reassign priority to the basic missions of agriculture.

This implies, in particular, respecting the following rights:

· Food sovereignty

· Effective protection against importations

· Access to means of production: water, land, seeds, financing...

2.Stabilize world agriculture prices at a remunerative price for all farmers through mechanisms of regulation and supply management. Priority should be given to tropical product markets.

3. Introduce a moratorium on multilateral and bilateral agricultural negotiations (WTO and EPA) so long as they fail to respect the above principles.

1 Network of Peasants' and Agricultural Producers' Organizations of West Africa

2 National Rural Peoples' Council for Dialogue and Cooperation of Senegal

Pour un monde sans famine
Participation du FTM au Forum Mondial de la Réforme Agraire,
Valencia (Espagne), 5-8 Décembre 2004.
  • Le FTM - représenté par Samir AMIN et Bernard Founou-Tchuigoua - a participé au FMRA, qui s'est tenu à Valencia (Espagne) du 05 au 08 Décembre 2004.
Samir AMIN y a présenté une contribution intitulée : "Les Réformes des régimes fonciers souhaitables en Afrique et en Asie".
  • Informations complémentaires sur le site du FMRA : www.fmra.org
  • Pour un Monde sans Famine :

    Une Réforme Agraire Maintenant !
    16 décembre 2004

    Compte rendu du Forum Mondial sur la Réforme Agraire

    Par Peter Rosset [1]

    MADRID, Dec. 12 :

    Le Forum Mondial sur la Réforme Agraire (www.fmra.org), qui a eu lieu à Valencia en Espagne du 5 au 8 Décembre, a dépassé toutes les espérances en termes de participation des mouvements sociaux de base et d’autres acteurs, d’avances réelles dans les analyses, et d’un sens renouvelé d’engagement à replacer en force le sujet de la réforme agraire au centre des débats politiques sur l’avenir des zones rurales du monde.

    Plus de 500 délégués sont venus de 68 pays de cinq continents, dont 13 pays européens, 20 pays d’Afrique, 18 d’Amérique du Sud, 2 d’Amérique du Nord, 16 d’Asie, et 1 d’Océanie. 56% étaient des hommes et 44% des femmes, et bien plus de la moitié provenait des organisations de paysans, paysans avec une exploitation familiale, autochtones, sans terre, habitants des forêts, et pêcheurs.

    Si l’on voulait utiliser un seul mot pour qualifier le Forum, ce serait « mobilisation ». Les délégués ont été virtuellement unanimes dans leur conviction que l’amplitude du problème mondial des « sans-terre » et l’exclusion de l’accès aux ressources naturelles est si étendue que seule une "politisation" du problème, menant à une mobilisation sociale massive, représente un espoir de le voir se résoudre. La présence de presque 100 délégués de Via Campesina, l’alliance mondiale des mouvements ruraux, (www.viacampesina.org), une force clé derrière la Campagne Mondiale pour une Réforme Agraire, a contribué à marquer le Forum du sceau de la mobilisation.

    L’exemple relativement réussi de la "réforme foncière élaborée d’en-bas" en cours au Brésil, menée par le Mouvement des Travailleurs Sans Terre (MST) a été une source d’inspiration pour les délégués. Le MST a un rôle de leader dans le mouvement mondial qui vise à utiliser plus et plus les occupations de terres en friche à la fois comme un outil pour installer les sans terre et pour mettre la pression sur les gouvernements pour qu’ils s’engagent dans une réforme agraire véritable. Il est assez clair que les occupations de terres vont continuer d’être menées par les mouvements ruraux dans le monde, et une tâche clé est de construire la solidarité pour ces occupations, et pour les meilleures réformes agraires menées par les gouvernements comme à Cuba ou au Vénézuéla, vu que celles-ci sont plus et plus menacées par les attaques des puissants.

    Le consensus qui a émergé des séances plénières -dans lesquelles la majorité des orateurs faisaient partie des mouvements de base- et dans les nombreux ateliers, est que la crise mondiale qui affecte les zones rurales peut être la mieux comprise en tant que clash des modèles d’agriculture, des systèmes d’alimentation, et des types de développement rural, et doit être abordée en tant que telle. La déclaration de pétition du Forum (disponible et à signer sur le site du Forum) dit, en partie :

    « Aujourd’hui, les peuples du monde sont confrontés à un clash entre deux modèles... Le modèle d’agro-exportation dominant est basé sur la logique néo-libérale de libre échange et de privatisation de la terre, de l’eau, des forêts, des domaines de pêches, des semences, des connaissances et même de la vie elle-même... et est responsable de la concentration croissante des terres, des ressources, des chaînes de production et de distribution de la nourriture et autres produits agricoles, entre les mains de toujours moins d’entreprises.

    Les prix des récoltes chutent constamment en raison du dumping et d’autres facteurs, tandis que les prix à la consommation continuent d’augmenter... D’un autre côté, le modèle alternatif basé sur l’agriculture familiale et paysanne et sur les principes de la souveraineté alimentaire, définit la production locale pour les marchés locaux et nationaux comme une priorité, et utilise les pratiques viables, durables et intégrées (sustainable) de production basées sur une connaissance locale. L’expérience montre que ce modèle est potentiellement plus productif par unité de surface, plus compatible avec l’environnement, et beaucoup plus capable de procurer une vie digne aux populations rurales, tout en offrant de la nourriture saine et abordable, produite localement, aux consommateurs ruraux et urbains... »

    L’avis partagé est que l’expansion incontrôlée du modèle dominant, conduite par les mesures de la Banque Mondiale et les mesures de libre échange de l’OMC (et les accords commerciaux régionaux et bilatéraux), mine notre espoir pour le modèle, de toute évidence meilleur, des petites fermes. La bonne nouvelle est que les mouvements de paysans, de l’agriculture familiale, des sans terre et des peuples indigènes sont plus vivants que jamais, mieux organisés et plus évolués qu’ils ne l’ont été pendant longtemps ; ils sont en pleine résistance au modèle dominant, et s’assemblent pour construire des alliances politiques avec les consommateurs, les précaires urbains, les groupes de défense des droits humains et environnementaux et les groupes religieux, pour pousser vers des mesures de souveraineté alimentaire intégrées qui commencent avec une véritable réforme agraire et avec la fin de la libéralisation des échanges des produits agricoles (www.foodfirst.org).

    Dans la déclaration du Forum, les signataires appellent à exclure la nourriture et l’agriculture de l’OMC, à une réforme agraire authentique, dénoncent les mesures de privatisation des terres de la Banque Mondiale, appellent à mettre fin à la violence des propriétaires ou de l’état et la violence des entreprises contre les organisations de paysans et de populations indigènes, à soutenir et défendre les occupations de terre actuelles et les autres processus de réforme agraire, et à travailler ensemble pour construire des exemples locaux et nationaux de souveraineté alimentaire. Il est clair que la lutte à commencé depuis quelques temps, mais que ce Forum sert de "tremplin" et donne une impulsion supplémentaire aux mouvements en ayant réalisé une analyse comparée et mis au point une stratégie commune.

    Les déroulements des conférences, qui seront disponibles sur le site dans quelques semaines, incluront les résumés des ateliers remarquablement riches, avec de réelles avancées analytiques sur des problèmes tels que la terre et le genre, le concept de territoire versus celui de terre seulement, l’exclusion sociale, la parcellisation des terres communales, les nouveaux agriculteurs, la construction de l’alliance, le rôle des institutions multilatérales, et davantage... Cela constituera des ressources précieuses pour les mouvements et les analystes.

DECLARATION FINALE DES ORGANISATIONS PAYSANNES
AU FORUM DU DAKAR AGRICOLE


L'an 2005, les 2 et 3 février, des représentants d'Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles d'Afrique, d'Asie, d'Europe et d'Amérique, se sont réunies aux fins de préparer leur contribution au Forum International de Dakar sur la Fracture Agricole. Le Pré forum paysan initié par le ROPPA et le CNCR a également été ouverte à la société civile, aux hommes de sciences, aux partenaires au développement, aux élus locaux et aux administrations publiques nationales.
Les missions fondamentales de l'agriculture
> Sécurité alimentaire,
> Equilibre social : création d'emplois, limitation de l'exode rural, accès à la terre, agriculture paysanne ou familiale, développement des zones rurales, etc.,
> Environnement (qualité des sols, érosion, eau)

Constats

Les politiques néo-libérales et la vision dogmatique des modèles de développement des 20 dernières années ignorent ces missions de l'Agriculture, comme elles ignorent les imperfections des marchés mondiaux. Elles ont conduit à des crises et à une aggravation de la fracture.

La priorité à l'exportation a conduit à la chute des prix mondiaux, à la détérioration des termes de l'échange, sans pour autant profiter au consommateur. Elle a également conduit à la ruine et la disparition de nombreuses exploitations familiales au Sud comme au Nord. De nombreux paysans sont sans terre ou, n'ont pas accès aux moyens de production et au financement.

Les politiques d'ajustement structurel initiées il y a 25 ans n'ont pas réduit la famine et la malnutrition dans les pays en développement et n'ont pas engendré une distribution équitable des richesses.


Exigences
1. Redonner la priorité aux missions fondamentales de l'agriculture - Ceci implique, notamment, les droits suivants :

i. la souveraineté alimentaire
ii. la protection efficace à l'importation
iii. l'accès aux moyens de production : eau, terres, semences, financement ...

2. Stabiliser les prix agricoles mondiaux à un prix rémunérateur pour tous les agriculteurs par des mécanismes de régulation et de gestion de l'offre. La priorité est à donner aux marchés des produits tropicaux.
3. Mettre un moratoire sur les négociations agricoles multilatérales (OMC) et bilatérales (APE) tant qu'elles ne respecteront pas les principes ci-dessus.

 

 

 

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