Peut-on réguler la mondialisation néolibérale ?

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Maher Al-CHARIF

 

Nous partirons ici de l’idée selon laquelle la mondialisation représente une étape avancée de l’évolution du capitalisme, dans sa vocation essentielle, depuis des siècles, à unifier le monde. C’est là, précisément, que réside son caractère objectif, et l’impossibilité de s’en départir, ainsi que sa contradiction essentielle.

En effet, avec l’augmentation des potentialités scientifiques, l’avènement d’un temps universel, et le rétrécissement des distances, la mondialisation a rendu possible le rêve de l’émergence d’un monde nouveau, solidaire, où se règleraient les graves problèmes affrontés par le genre humain, et où se réaliserait un immense progrès pour la civilisation. Mais, à peine ébauché par l’imagination, ce rêve se heurte à une réalité vécue, en totale opposition avec lui. C’est que la mondialisation, dans ses manifestations actuelles, politiques, économiques et culturelles, n’est autre qu’une nouvelle forme de la domination et de l’hégémonie que certains ont nommé « la colonisation du marché ».

 

De fait, dès les années quatre vingt du siècle passé, la mondialisation s’est travestie en un capitalisme néolibéral où s’est conclue, sur le plan économique, la conversion du Fordisme à l’après-Fordisme. L’on a assisté, aux Etats-Unis, sous l’administration de Ronald Reagan, et en Grande-Bretagne, sous le gouvernement de Margaret Thatcher, à de nouvelles politiques économiques et sociales. Dans le même temps, le Fond Monétaire International a ouvert la voie à la mise en application de principes d’inspiration néolibérale, à la tête desquels : l’austérité, la privatisation, et la libéralisation économique.

Au même moment, vu l’apport de la révolution des communications et de l’information, des empires économiques d’un genre inédit ont émergé dans les mondes des finances, du commerce et de l’information. En outre, les compagnies multinationales ou transnationales ont vu grandir leur rôle et leur domaine d’action. Elles ont commencé à répartir leur production sur plus d’un pays, et parfois plus d’un continent, si bien que certains produits ont perdu leur caractère national, que l’appareil de production a pris de plus en plus d’indépendance vis-à-vis de son pays d’origine, et que le secteur des investissements s’est étendu jusqu’à couvrir le monde entier. Petit à petit, le capital financier, (spéculatif et rentier), a envahi tous les domaines de l’activité sociale, de la politique, la culture et l’information, à la science, la technique, le sport et la santé. Ceci en  échappant à toute contrainte par le recours aux paradis fiscaux, dégagés de tout contrôle. Quant à l’état, son rôle s’est résorbé, en particulier dans le domaine des services sociaux, pour donner la priorité à l’exportation, au détriment des besoins du commerce intérieur, et en ayant recours, de plus en plus, à la privatisation des institutions du secteur public. Pour ce qui est de l’aspect politique, l’effondrement de l’Union soviétique et des systèmes « socialistes » qui tournaient dans son orbite est venue consacrer, à la fin de cette décennie, l’acheminement vers la domination unilatérale du pôle américain sur le monde.

Comme le remarque Paul Salem, les Etats-Unis sont réellement parvenus à jouer le rôle principal dans le cadre de cette mondialisation néolibérale. Ils sont en effet l’agent primordial dans quatre structures fondamentales : la sécurité, la production, les finances et la connaissance. De plus, ils ont bénéficié de la diffusion mondiale de la culture populaire américaine à travers la musique, la télévision et le cinéma. Ils ont également bénéficié de la prégnance de « l’american way of life » sur le goût des gens, surtout dans la manière de manger et de s’habiller, ainsi que de la transformation de la langue anglaise en langue planétaire.

À travers ce qui précède, nous voulons en venir à la constatation que la mondialisation, au-delà de ses aspects objectifs et du fait qu’elle soit le produit de l’évolution historique, au-delà aussi de la promesse humaine qu’elle comporte, est, dans sa manifestation actuelle, l’expression de la victoire de certaines politiques mises au service du monde des finances, et de ceux qu’Ignacio Ramonet appelle : « les nouveaux maîtres du monde ». Ces derniers inféodent à leurs politiques une certaine idéologie, qui prétend la mort des idéologies, et considère que l’histoire est terminée, que le besoin de changement de l’homme a cessé. L’homme n’a plus qu’à « s’adapter », puisque la condition à laquelle nous sommes arrivés est le plafond de l’ambition humaine, et qu’il n’y a plus de choix, politique ou économique, sinon celui du capitalisme en vigueur.

Les auteurs et les promoteurs de cette idéologie diffusent de nombreuses idées, considérées comme des axiomes. Parmi elles, il y a l’idée répandue que la mondialisation, grâce au progrès technique qui l’accompagne, a conduit à une hausse du niveau de vie et à une augmentation des richesses dans une grande partie du monde. La fausseté de cette idée a été mise en lumière par les réalités de la vie, qui montrent que la mondialisation, dans sa forme néolibérale, a conduit à l’extension des espaces de pauvreté dans le monde, à l’aggravation du chômage, et à l’augmentation des formes d’inégalité. Il est vrai que les taux de croissance ont vu, depuis la fin des années quatre vingt, une augmentation dans certains pays, comme ceux d’Asie du sud-est ou d’Europe du sud, mais la situation sociale et économique s’est aggravée dans une large mesure dans d’autres pays, comme ceux d’Afrique, d’Amérique latine et du Proche Orient.

Quant à la deuxième idée, qui célèbre l’ouverture des frontières, et ce qu’on appelle « la transformation du monde en un petit village », elle ne s’applique en réalité qu’aux flux financiers et au libre échange des marchandises, tandis que pour ce qui est de la force de travail et de la mobilité des populations, les frontières sont bel et bien restées en vigueur, et même renforcées. 

La démocratie de la connaissance reste un vœu pieux, si l’on considère que près de quatre vingt dix pour cent des habitants de notre monde n’ont pas accès à Internet, au moment où s’agrandit le gouffre entre le niveau de développement des pays du nord et celui des pays du sud. Certaines estimations indiquent que les cinquante pays les plus pauvres du monde auraient besoin de soixante quinze ans pour rattraper le niveau de développement de la Grèce actuelle. Un grand nombre de pays souffrent de plus en plus de leur situation de créditeur, et du service de la dette extérieure. De même, alors que les ressources naturelles s’épuisent, la destruction de l’environnement ne cesse de gagner du terrain, ainsi que la pollution.

Quant aux propos sur les prouesses des politiques de libéralisation et de privatisation, ils ignorent le fait qu’elles ont mené à la désagrégation du système de protection sociale et à l’amenuisement des services publics, après que l’état soit revenu sur la prise en charge de ses fonctions dans le domaine social. Ceci a mené à la disparition de l’Etat Providence dans les pays capitalistes développés, et, dans les autres pays, à l’augmentation de la pauvreté et du chômage, ainsi qu’au recul des services de santé et d’éducation.

De plus, la mondialisation, dans sa manifestation actuelle, a conduit à l’amplification du phénomène de la violence, et a étendu les zones de chaos dans le monde. Par ses tentatives d’imposer une standardisation en matière de culture et de comportement, et par la récurrence des thèses sur le choc des civilisations et des cultures, elle a contribué à la croissance des fondamentalismes religieux et des courants populistes de droite. Elle a également poussé un grand nombre de personnes à s’appuyer sur des modes de pensée irrationnels, à avoir recours à des pratiques superstitieuses, ou aux « paradis » de la drogue.

Il est vrai que l’aspect objectivement unificateur de la mondialisation a encouragé certains penseurs humanistes à y voir les prémisses d’une nouvelle société mondiale, qu’on a appelé la « terre-patrie » ou la « société -monde ». Mais en réalité, la distance reste énorme entre les possibilités réelles d’accéder à cette nouvelle société et la forme actuelle de la mondialisation, qui exprime, en fait, l’émergence d’un « empire-monde » incarné par les Etats-Unis. Ces derniers possèdent en effet une force économique, financière et médiatique qui ne le cède en rien à leur force de frappe militaire et nucléaire.

Toutes ces données prises en compte, est-il possible de gager sur une possibilité de réguler la mondialisation, non pas sous son aspect abstrait, mais sous son aspect concret et néolibéral ?

Ma réponse à cette question est que la régulation de la mondialisation, aujourd’hui, ne peut signifier qu’une seule chose : s’orienter vers une autre mondialisation, que cherche à dessiner le mouvement social mondial rassemblé autour de cet objectif.

Dans ce qui va suivre, j’essaierai d’exposer certaines idées avancées dans le cadre de ce mouvement. Puis, je m’arrêterai devant ses perspectives d’évolution et son avenir. Mais avant cela, je m’efforcerai de présenter rapidement ce mouvement et ses composantes.

Le mouvement social alter mondialiste s’est manifesté, pour la première fois, pendant la campagne de protestation contre l’Organisation Mondiale du Commerce qui a eu lieu à Seattle, aux Etats-Unis, en novembre 1999. Puis, à travers les forums internationaux et régionaux qu’il se mit à organiser à partir de janvier 2001, il commença à attirer l’attention des hommes politiques, des hommes d’affaires et des médias. Il se compose aujourd’hui d’un grand nombre d’associations de volontaires, et d’organisations non gouvernementales qui comptent des dizaines de milliers de membres. En dépit de leur grande diversité, ces associations partagent des objectifs communs que l’on peut résumer ainsi : elles refusent qu’on transforme le monde en marchandise, qu’on marginalise la majorité de ses peuples, qu’on détruise sa diversité culturelle, qu’on épuise ses ressources, qu’on sabote son environnement, et enfin, que le pôle unilatéral américain lui impose sa volonté.

Elles en viennent donc à demander la démocratisation de la mondialisation, et celle des organismes internationaux qui sont les instruments de sa gestion. Elles demandent encore que soit posée une limite à l’inégalité sociale toujours grandissante, ce qui implique une distribution plus juste de la richesse, entre les nations et à l’intérieur de chacune d’elles.

Sur le plan politique, les partisans de ce mouvement appellent à la mise en place d’une autorité mondiale appropriée, garantissant la démocratie des relations internationales, et dont l’Organisation des Nations Unies, après sa réforme et l’élargissement de la représentativité du Conseil de Sécurité, serait le noyau. Ils appellent également à la mise en place, à ses côtés, d’un organisme international pour le développement social, qui s’efforcerait de trouver des solutions aux problèmes de l’humanité démunie et désespérée. Cet organisme aurait ses propres ressources, par le biais des impôts sur les grosses transactions financières et sur les profits des multinationales géantes, et travaillerait à une redistribution de la richesse née du prodigieux progrès technique, vue comme propriété de l’humanité entière. De même, les partisans de ce mouvement insistent sur la nécessité de réformer les institutions financières et monétaires, tout particulièrement le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale, ainsi que l’Organisation Mondiale du Commerce, en garantissant la participation de représentants des pays du sud à leur direction, et en les rattachant à l’Organisation des Nations Unies et aux organismes qui en sont des émanations, comme l’Organisation Mondiale du Travail, l’Organisation Mondiale de la Santé, et l’Unesco. À côté de cela, on avance l’idée de mettre en place un organisme international pour la protection de l’environnement, qui engagerait la totalité des pays à respecter ses décisions.

Cependant, réussir à garantir un telle régulation politique est inimaginable tant que les rapports de force qui dominent le monde d’aujourd’hui n’auront pas changé, tant que n’auront pas émergé, au niveau continental et régional, des pouvoirs politiques s’inscrivant dans des blocs supranationaux, capables de mettre un terme à l’hégémonie et à l’unilatéralisme américains, et tant qu’on n’aura pas travaillé à la mise en place d’une assemblée des nations représentative, incluant des représentants des pays pauvres aux côtés de ceux des pays riches, et qui occuperait la place du G8. 

Sur le plan économique et social, le mouvement alter mondialiste propose un ensemble d’idées, qui, malgré leur disparité, se retrouvent sur la nécessité de changer la trajectoire destructrice de la mondialisation néolibérale, caractérisée par la poursuite  d’une concurrence impitoyable dans la recherche du profit, par la destruction sans limites de la nature, et par l’aggravation des formes d’inégalité. Il y a ceux qui appellent au retour au cadre national, considéré comme le seul à pouvoir permettre l’application des politiques de régulation sociale, et de protection de la société contre l’invasion du marché. Ou bien ils insistent sur l’importance de faire revivre le contrôle Fordiste Keynésien, après l’avoir amélioré à la lumière de l’expérience. En effet, celui-ci prend en compte la protection de l’environnement, la nécessité d’arrêter les ravages commis sur la nature et ses ressources, et réalise une synthèse entre la croissance, l’investissement et le travail, sur la base d’un système de protection sociale financé par les politiques d’impôts.

Pour d’autres, la solution consiste à exalter toutes les économies qui s’efforcent de sortir de la logique du progrès capitaliste néolibéral, et à encourager la mise en place d’économies alternatives fondées sur la coopération sociale et productive, la construction de nouvelles formes d’autogestion, aboutissant à de nouvelles manières de produire et de vivre. L’on se réfère ici aux expériences dont sont témoins, aujourd’hui, de nombreuses régions du monde, dans le cadre de ce qu’on a appelé « l’économie solidaire », fondée sur une véritable démocratie participative aboutissant à une société autarcique, dont les membres travaillent et produisent de manière différente, utilisent l’argent autrement, suivant une logique différente de celle de l’accumulation illimitée et de la marginalisation des « perdants ».

Certains partisans de ces économies alternatives vont plus loin, lorsqu’ils appellent à la rupture avec le mythe du développement dans ses différentes formes, y compris le développement durable. Ces formes de développement, considèrent-ils, se sont érigées toutes entières sur des fondements techniques et économiques, se sont appuyées sur les indices de croissance et les revenus, et ont vu dans le modèle de progrès occidental un modèle unique à imiter. Ils considèrent que le développement, s’il ignore tout ce qui n’est ni quantifiable ni mesurable, ignore en réalité la vie elle-même, les souffrances de l’être humain, la spécificité de son existence, tout comme il ignore la solidarité et la conscience humaines. L’on se réfère ici au rôle joué par le « réseau international pour la construction d’une alternative au développement », qui comprend des chercheurs et des acteurs sociaux du nord comme du sud. Dans les pays du nord, ce réseau incite à mettre une limite à la croissance économique, à se défaire de la tendance productiviste, à freiner l’obsession consumériste, afin de ramener l’économie à sa place naturelle : un simple moyen pour la vie humaine, et non une fin en soi. Tout ceci pour garantir la protection de l’environnement, et une part de justice sociale. Dans les pays du sud, il appelle à se libérer de l’emprise du modèle occidental de développement, à rechercher d’autres logiques et des manières différentes de vivre, ceci à travers la réappropriation de l’identité, et la reprise de la relation avec le passé, coupée par le néo-colonialisme.

Sur le plan culturel, un consensus émerge au sein du mouvement alter mondialiste, selon lequel la régulation de la mondialisation exige de combattre les tentatives de standardisation culturelle. Ceci ne peut se réaliser qu’à travers la sauvegarde de la diversité culturelle. Cette diversité, accentuée par les vagues d’émigration, a commencé à traverser les identités culturelles au sein des pays eux mêmes, comme c’est le cas en Europe. Protéger la culture elle-même, empêcher sa mort en garantissant l’indépendance du champ culturel vis-à-vis de la tyrannie du marché, résister à toutes les tentatives visant à transformer la culture en marchandise, c’est la condition de la sauvegarde de cette diversité. Au sein de cette résistance, de nombreux courants culturels peuvent se rencontrer, au nord comme au sud, et à l’intérieur des Etats-Unis eux-mêmes. Ce qui rassemble ces différents courants, en plus du désir de sauvegarder l’esprit critique, d’éloigner le fantôme de la vacuité spirituelle, et de protéger la créativité culturelle, c’est l’aspiration à construire ce que l’anthropologue français Maurice Godelier a nommé une « méta-culture » de l’être humain sur cette terre. Son élaboration  part de la réalité de la diversité culturelle humaine, et de la compréhension de cette vérité selon laquelle aucune de ces cultures diverses ne possède, plus qu’une autre, le droit de s’ériger en référence et en règle universelle.

Mais le mouvement social alter mondialiste a-t-il les possibilités réelles d’inscrire toutes ces idées, nobles et humaines, sur l’agenda du monde, et de contribuer aux grandes prises de décision qui touchent l’avenir de tous les peuples ? Quelles sont les perspectives d’évolution de ce mouvement ?

Il est vrai que les organisations non gouvernementales qui se battent pour la paix, pour la protection de l’environnement, pour la suppression des dettes des pays pauvres, pour les droits de l’homme, dont celui à une vie décente, ont réussi, jusqu’à maintenant, à pousser un grand nombre de gens à s’engager dans l’action sociale. Elles y sont parvenu en stimulant le débat social et politique à un niveau mondial, et en prenant de nombreuses initiatives, tout comme elles ont parfois réussi à s’imposer aux gouvernements comme des partenaires incontournables. Cependant, leur importance symbolique dépasse toujours de beaucoup leur importance réelle, et leur rôle effectif dans les prises de décision et le tracé des politiques. D’un autre côté, le poids social de ces organisations continue à se concentrer principalement dans les pays du nord. Il n’englobe pas, sinon de façon limitée, les pays du sud et de l’est, comme, tout particulièrement, la Chine, les pays du monde musulman, et un grand nombre de pays du continent africain.

Enfin, le désaccord apparu entre les composantes de ce mouvement sur les positions à adopter vis-à-vis du politique, en constitue l’un des points faibles. Certaines de ses organisations, comme Attac, qui vise à la politisation du mouvement, se heurtent à l’opposition d’autres organisations, comme Oxfam et Green Peace, qui veulent que le mouvement reste loin de la politique, et préserve sa nature purement réformiste et critique.

D’après toutes ces considérations, il semble que la régulation de la mondialisation néolibérale n’est pas pour aujourd’hui, et qu’une société mondiale, démocratique et juste, n’est pas le fait d’un proche avenir. Ce qui signifie que l’humanité vivra encore, durant la période à venir, l’étape de l’enfance, selon l’expression d’Edgar Morin, où tous les aspects barbares de la vie humaine resteront sans contrôle. Et ceci, jusqu’à ce que ceux qui veillent à l’avenir de l’homme parviennent à convaincre les gens, au niveau mondial, de combattre pour de nouvelles éthiques politiques, d’autres manières de vivre, et un changement des relations internationales. 

 

(Damas, 2005)

 

 

 

Bibliographie 

 

Cette contribution s’appuie, principalement, sur les sources suivantes :

-          « Qu’est-ce que la mondialisation ? », Dossier, avec Sadeq Jalal al ‘Adhm, Isma‘il Sabri ‘Abd Allah et Nabil Marzouq , Al Tariq, Beyrouth, numéro 4, juillet-août 1997, p.25-90.

-          « Mondialisation ou hégémonie ? Nouveaux débats », Dossier, avec Khadr Zakariya, Hicham Ghussayb, Marwan ‘Abd al Razzaq, et Ahmad al Suwayssi , Al Tariq, Beyrouth, numéro 4, juillet-août 2000, p.4-62. 

-          « Les Arabes et la mondialisation », Dossier, avec Paul Salem, Abdel Ilah Bilqaziz, Mohammed al Atrach, Al Mustaqbal al ‘Arabi, Beyrouth, numéro 299, mars 1998, p. 78-123.

-          Maher Charif « Que signifie « l’indépendance culturelle », au temps de la mondialisation ? », Al Nahj, Damas, numéro 50, printemps 1998, p.40-49.

-          Maher Charif, « Aspiration à une citoyenneté mondiale » ( La première assemblée des citoyens du monde , Lille, 2-10 décembre 2001),  Sawt al Watan, Ramallah, numéro 82-83, janvier-février 2002, p. 43-46.

-          Alain Lipietz, « Le monde de l’après-Fordisme », communication présentée à la journée CNRS-IRESCO : « Précarisation et mondialisation », Paris, 18 mai 1995.

-          Quelle « autre mondialisation » ? Revue du MAUSS, numéro 20, deuxième semestre 2002, Paris, la Découverte, 2002.

 

 

 

 

 

 

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